Un jour que l'on pourrait décrire à la manière d'une fin de chapitre. Oui, prenez votre livre de chevet, et regardez où est la fin de votre chapitre en cours, imaginez vous en être au dernier paragraphe du chapitre, le chapitre n'est pas encore finit, vous ne pouvez donc pas tourner la page, mais vous voyez cependant qu'il va bientôt le falloir. Aujourd'hui est comme le dernier paragraphe du chapitre en cours et je vais devoir entamer un nouveau chapitre. Aujourd'hui j'ai enlevé les clôtures de deux des quatre prés de mon cheval, comme ça, pour laisser un peu place au hasard. Aujourd'hui je me rends à nouveau compte comme il est plus rapide de se séparer des choses que l'on aime que de les obtenir et de les garder.
Mon problème c'est que je n'arrive pas à me séparer de ses fantômes du passé, de ces personnes qui ont pendant de longues années accompagné mon quotidien, m'ont apporté tant de bonnes choses, tant de sourires sincères, tant de fous-rires, qui m'ont apprit aussi à grandir et ne sont plus là aujourd'hui et ne le seront sans doutes plus jamais. Je n'arrive pas à me résoudre qu'aujourd'hui le chapitre doit recommencer sans eux, qu'ils ne font plus partis du livre, qu'ils sont morts dans ce dernier paragraphe. Je ne le veux pas. Je ne suis peut être pas assez forte toute seule, parce que, oui, je suis toute seule. Je n'ai pas le courage d'écrire un nouveau chapitre. Ni le courage, ni même l'envie sans doute, et encore moins la patience et j'y suis pourtant contrainte. Je déteste ne plus rien maitriser. Je déteste subir le temps qui passe sans pouvoir l'arreter. Parce le temps à une mauvaise influence sur moi.
Hier, ma mère m'a dit que dans la vie, on avait pas toujours ce qu'on voulait.
Putain, si j'avais su ça plutôt.